Pratique

Revendre les affaires de bébé : comment trier et préparer ce qui ne sert plus ?

Tu ouvres un carton pour y ranger quelques pyjamas trop petits et tu retrouves ceux de la taille précédente. À côté, il y a le matériel de bain, des jouets et cette poussette que tu voudrais vendre depuis un moment. Tout s’est accumulé, mais tu n’as pas forcément envie de consacrer un week-end entier aux annonces.

Pour commencer, choisis une petite sélection. Tu pourras décider quoi vendre, vérifier son état et préparer les informations utiles à l’acheteur, sans régler le sort de toutes les affaires en même temps.

Choisir ce que tu es prêt à vendre

Prends une catégorie : les vêtements d’une taille dépassée, les jouets d’éveil ou un équipement qui ne sert plus. Demande-toi ce que tu utilises encore et ce que tu souhaites vraiment garder pour la suite.

Un projet d’autre enfant peut justifier de conserver certaines affaires. Un souvenir aussi. Tu peux garder le premier pyjama et vendre le reste de la layette ; tu peux également ne pas être prêt à décider pour ce pyjama-là. Mets les hésitations de côté et avance avec les articles dont tu es prêt à te séparer.

La sélection n’a pas besoin d’être grande pour être utile. Rassemble-la sans commencer tout de suite le lavage, les photos ou la recherche de prix. Tu vas d’abord regarder ce que chaque article demande pour pouvoir être proposé.

Une personne trie des vêtements de bébé sur une table, près d’un tiroir ouvert et d’un panier.

Vérifier l’état avant de préparer la vente

Pour un vêtement, examine les coutures, les pressions, les fermetures et le tissu. Note une tache, un accroc ou une décoloration : ces détails feront partie de la description. Dans un lot, regarde chaque pièce plutôt que seulement celle qui sera au-dessus sur la photo.

Pour un jouet ou un équipement, retrouve le modèle et les éléments qui vont avec. La notice peut t’aider à distinguer ce qui est nécessaire au fonctionnement d’un accessoire facultatif. Si tu ne l’as plus, cherche-la sur le site du fabricant avec la référence exacte.

Les vérifications qui peuvent mettre une vente en attente

Pour les jouets et le matériel de puériculture, vérifie aussi les rappels pertinents. Le portail officiel RecallSwiss rassemble les rappels, avertissements publics et avis de sécurité publiés avec les autorités suisses. Compare les références de ton article à celles de l’avis et, s’il est concerné, suis les instructions indiquées avant d’envisager sa vente. [1]

Une trace d’usage et un problème de sécurité ne se traitent pas de la même façon. Tu peux décrire une usure visible ; si une fixation manque ou qu’un mécanisme fonctionne mal, mets l’article de côté pour clarifier la situation. Une mention dans l’annonce ne remplace pas cette vérification.

Certains équipements exigent une attention particulière à leur historique. Pour un siège-auto d’occasion, le TCS recommande notamment de contrôler les accessoires, les sangles et les mécanismes, et de renoncer à utiliser un siège ayant subi un accident. Si tu ne disposes pas des informations nécessaires sur le tien, ne le présente pas comme prêt à l’usage. [2]

Tu prépares une poussette ? Notre guide détaille les points à contrôler sur une poussette d’occasion, notamment les freins, le harnais et le pliage.

Des mains examinent la fermeture et la manche d’un gilet de bébé vert sauge.

Préparer les articles et choisir entre lot et unité

Une fois les vérifications faites, passe à l’entretien. Pour les textiles, suis l’étiquette : la cuve indique notamment la température maximale de lavage, et les barres précisent les restrictions du cycle. Cela ne donne pas un réglage unique pour tous les vêtements. Pour le matériel et ses parties amovibles, reporte-toi à la notice et aux étiquettes correspondantes. [3]

Rassemble ensuite ce qui sera vendu ensemble : les pièces, la housse, les accessoires et la notice retrouvée. Garde-les au même endroit pendant la préparation. Si une pièce liée à la sécurité demande un remplacement, recherche la solution adaptée au modèle plutôt qu’un montage improvisé.

Pour décider entre lot et unité, demande-toi comment tu pourrais présenter l’article à quelqu’un :

  • Une annonce individuelle peut convenir à un équipement ou à une pièce que tu souhaites décrire séparément.

  • Un lot peut réunir des vêtements de même taille et de même saison, ou de petits articles correspondant à un même usage.

Le bon critère est la clarté. L’acheteur doit pouvoir comprendre le contenu et l’état de l’ensemble. Évite de glisser une pièce très abîmée dans un lot simplement pour t’en débarrasser. Tu n’as pas besoin de trouver un nombre idéal d’articles ni de promettre une meilleure affaire.

Quatre bodys et deux pyjamas de bébé disposés à plat pour montrer le contenu d’un lot.

Préparer des photos et une description utiles

Pars d’une vue d’ensemble, puis photographie les détails utiles : étiquette, accessoires, zones usées et défauts. Pour un lot, dispose les pièces de façon à montrer ce qui est inclus. Une lumière naturelle, plusieurs angles et des détails visibles font partie des conseils de présentation de Ricardo. [4]

La description complète ce que les photos montrent. Adapte-la à l’article : taille et état pour un vêtement ; modèle exact, dimensions pertinentes et éléments inclus pour un équipement. Ricardo recommande notamment de préciser la marque, la taille, l’état, les dimensions et les particularités. [4]

Tu peux utiliser cette trame, sans remplir des rubriques qui ne servent à rien :

  • Ce que tu vends : article, marque, taille ou modèle.

  • Son état : traces d’usage et défauts observés.

  • Ce qui est inclus ou absent.

  • Les informations utiles à son utilisation, lorsqu’elles sont connues et vérifiées.

Décris ce que tu observes plutôt que de compter sur « bon état ». Une tache peut être située et montrée ; une pièce manquante peut être nommée. Si une information t’échappe, indique-le. Si elle concerne un point de sécurité nécessaire, reprends les vérifications avant de poursuivre.

Une personne photographie avec son téléphone un petit gilet posé à plat près d’une fenêtre.

Choisir un prix de départ à partir d’articles comparables

Regarde ce qui est proposé pour des articles proches du tien. Même modèle, état similaire, accessoires inclus : ces différences comptent dans ta comparaison. Pour un lot, examine aussi sa composition. Ricardo conseille également de comparer des articles similaires pour estimer un prix. [4]

Distingue les prix demandés des prix effectivement payés, lorsque tu peux identifier une vente conclue. Une annonce encore active te montre ce qu’un vendeur souhaite obtenir ; elle ne prouve pas qu’un acheteur a accepté ce montant.

À partir de ces repères, choisis ton prix de départ en tenant compte de l’état réel de ton article. Il ne s’agit pas d’appliquer la même réduction à un lot de vêtements et à une poussette. Si tu ne trouves pas de comparaison suffisamment proche, garde cette incertitude en tête plutôt que de transformer une seule annonce en référence.

Pour prolonger cette réflexion, notre guide explique comment intégrer la revente à ton budget familial. Ici, l’objectif reste de préparer une sélection que tu sais présenter et un prix que tu as choisi en connaissance de son état.

Commencer par une sélection, puis avancer à ton rythme

Choisis ce dont tu es prêt à te séparer et accompagne cette sélection jusqu’aux photos et au prix de départ. Les affaires sur lesquelles tu hésites peuvent attendre : elles n’ont pas à bloquer tout le reste.

Loona prépare une plateforme de seconde main pour bébés et enfants en Suisse romande. En attendant son lancement, tu peux déjà préparer tes premières ventes et rejoindre la liste d’attente pour être informé de son ouverture.

Sources utilisées

[1] Bureau fédéral de la consommation, « Sécurité des produits ».

[2] Touring Club Suisse, « Conseils pour l’achat d’un siège enfant ».

[3] GINETEX, « Les symboles d’entretien ISO 3758:2023 existants ».

[4] Ricardo, « Vendre avec succès sur Ricardo : 7 conseils », 30 janvier 2026.